REPORTAGES



LA MODERNISATION DES ACCÈS DES GARES DU NORD - PAS DE CALAIS

LA GARE DE DOUAI

La gare de Douai fait partie des grandes gares régionales. Avec plusieurs liaisons quotidiennes TER, en provenance ou à destination de Lille, Arras, Cambrai et Valenciennes et les TGV de la liaison Paris-Valenciennes et des liaisons intersecteur vers Lille qui s’arrêtent également en gare, elle se classe en 2ème position des gares régionales, derrière le complexe ferroviaire lillois, avec près de 3 millions de voyageurs par an.
La gare compte cinq quais, lesquels sont desservis par un passage souterrain considéré comme non accessible au sens de la loi de 2005* sur le handicap.
Dans la continuité des travaux et aménagements réalisés sur le pôle gare (restructuration des espaces urbains en lien avec la desserte du site par un transport collectif en site propre, modernisation et rénovation du bâtiment gare), il a été décidé d’engager les travaux de modernisation et d’amélioration de l’accessibilité des quais en gare de Douai.
Au terme de cette opération, au même titre que les gares de Lille Flandres, Lille Europe, Calais-Frethun, Arras, Rang du Fliers, Etaples Le Touquet, St Pol sur Ternoise et La Bassée, la gare de Douai fera partie des gares régionales accessibles.

LES TRAVAUX ENGAGÉS

Pour améliorer les accès, une campagne de travaux de 22 mois a débuté fin janvier.
Le chantier portera sur :

• L’installation de bandes podotactiles béton, qui seront scellées dans le revêtement des quais. 2.200 mètres de bandes d’éveil seront ainsi posés.
• La mise en conformité de l’éclairage sur les quais et dans le souterrain.
• La mise en œuvre de dispositifs d’éveil et de vigilance dans les escaliers qui bénéficieront à l’ensemble des clients et utilisateurs de la gare : pose de double lisse et de manchons en braille, mise en contraste des premières et dernières marches…
• L’aménagement du souterrain de la gare, long de 60 mètres et créé en 1920 et a fait l’objet de plusieurs modifications au fil du temps. Dans le cadre de l’opération, outre des travaux d’embellissement de la structure (la reprise du plafond), un revêtement de sol antidérapant sera posé.
• L’installation d’un ascenseur sur chaque quai facilitera l’accès aux trains pour les personnes à mobilité réduite. Au total, 5 ascenseurs seront mis en place lors de cette opération.



LE FINANCEMENT

L’ensemble des aménagements réalisés, sous maîtrise d’ouvrage de Réseau ferré de France, s’élève à 5,4 millions d’euros dont le financement est assuré à 34 % par le Conseil régional du Nord-Pas de Calais, à 27 % par Réseau Ferré de France, à 22 % par les fonds européens FEDER et, à 8 % chacun, par la Communauté d’Agglomération du Douaisis (CAD) et le Syndicat Mixte des Transports du Douaisis (SMTD).

LES ACTEURS

Réseau Ferré de France assure la maîtrise d’ouvrage de cette opération et pilote les études techniques.
La branche Infrastructure et « Ingénierie et Projets » de la SNCF assure la maîtrise d’ouvrage mandatée et la maîtrise d’œuvre du chantier ainsi que la gestion de la sécurité des travaux.
La Direction de la Circulation Ferroviaire gère le trafic et la circulation des trains pour le compte de RFF (tracé des sillons, conception des horaires, régulation du trafic, gestion opérationnelle des circulations et des travaux).
Les travaux, quant à eux, sont réalisés par les entreprises Vinci Construction, DEHE et SPIE.

LA GARE DE LENS

En parallèle, la gare de Lens fait également l’objet de travaux de mise en accessibilité. De janvier 2014 à mars 2015, deux ascenseurs seront installés, le souterrain et les escaliers modernisés, une partie des quais sera rehaussée et l’éclairage des quais et du souterrain mis en conformité.
Le programme de l’opération sur la gare de Lens s’élève à 4 millions d’euros, cofinancés par la Région Nord-Pas de Calais, les fonds européens FEDER et Réseau Ferré de France.

LA GARE-LOCOMOTIVE

Construite en 1926 d'après les plans de l'architecte Urbain Cassan, et inaugurée le 15 août 1927, la nouvelle gare de Lens évoque une locomotive à vapeur (une 020) dont la tour de 23 mètres de haut représente la cheminée. Elle est inscrite au titre des Monuments historiques depuis le 28 décembre 1984.

* La loi du 11 février 2005 définit le handicap dans toute sa diversité. L’article 2 déclare que « constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou trouble de santé invalidant ».

Philippe BRUYELLE (03/03/2014)
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